ONG pour la lutte contre le travail forcé des enfants
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Les enfants africains sont les plus nombreux à travailler de par le monde. On retrouve aussi le Continent en tête des lieux où les plus jeun...
vendredi 28 janvier 2011
mercredi 19 janvier 2011
CRATFODEN
Nous sommes une ONG à but non lucratif,qui mene ses actions dans le domaine de l'enfance.Nous luttons contre l'abus des enfants et surtout contre le travail forcé de ceux ci.Nous sommes localisé dans un quartier(Ndog-passi3) à Douala au Cameroun.Pour ce fait,nous sensibilisons les parents de veiller sur leur progéniture;car eux aussi ont besoin autant que nous à l'éducation,à la santé,à la nourriture,bref à tout sauf aux travaux forcés dont ils sont souvent victimes.Nous implorons les parents de ne plus exposer leur enfant au trafic.Soyons vigilants,car les enfants sont un don de Dieu.
Coordialement Le SECRETAIRE GENERAL
Leonard Itoumi Noumen
CONTACTEZ NOUS
OUR NOUS CONTACTER,IL SUFFIT DE NOUS ECRIRE à ong_free@yahoo.com ,ou NOUS APPELER AU NUMERO +237 33 03 15 30.
mardi 18 janvier 2011
L'OIT(L'Organisation Internationale du Travail)
La famine,encore la famine et toujours la famine!!!

Salut à tous !
Le Pam(programme alimentaire mondial) nous prouve jusqu'à preuve du contraire vouloir faire sortir le monde entier de la famine qui sévit .La faim fait des ravages dans le monde:9 millions de personnes meurent de famine dans le monde.Est ce normal?Mes frères,aidons les pauvres,donnons à ceux qui n'en ont pas par faire face à ce fléau plus terrible que le Sida et le¨Paludisme.Regardons nos enfants,nos parents,ceux là qui mérite aussi vivre que nous,;ne les laissons pas mourir.
Ainsi,je tire un coup de chapeau au PAM qui se bat pour rehausser le niveau de vie dans le monde ,en les apportant de l'aide alimentaire. Une fois de plus ,encore Bravo!bravo!bravo!!!!!!!
Par conséquent mes chers frères,nous ne devons pas permettre à nos enfants d'effectuer les travaux forcés.Il est bien vrai que nous essayons de vivre,mais sachons que nos enfants ont besoin de notre soutient;à la scolarité,à la nutrition,à la santé et à bien d'autres choses.Pour cela,donnons leur leur chance pour reussir dans la société.
BEUH !ENFIN?ET NOS ENFANTS ALORS....
Nos enfants mes frères,nos enfants!Pourquoi sont ils traités ainsi?sommes nous Fiers de voir nos enfants ,agés pour la plupart de moins de 15 ans errant dans les rues à la recherhe du pain quotidien?Moi ,particulierement,ça me fait chaud au coeur. Ne savons nous pas que sur les 9 millions de personnes qui meurent de faim dans le monde,les enfants en font la moitié?Aidons nos enfants en les empechant aux travaux forcé,au trafic, à la delinquance,et...je ne sais quoi encore.Efforçons nous plutot à les envoyer à l'école,pour s'instruire et devenir de vrais Hommes de demain.
La Déclaration Internationale des Droits de l'Enfant
Ces pages sont dédiées à Iqbal Masih, Yaguine Koita et Fodé Tounkara,
3 enfants parmi d'autres qui se sont sacrifiés pour faire avancer les Droits de l'Enfant.
La Convention Internationale des Droits de l'Enfant a été ratifiée par 191 pays. Pourtant, d'après l'O.I.T. (Organisation Internationale du Travail), 250 millions d'enfants âgés de 5 à 14 ans travaillent dans le monde. Ce chiffre est un minimum car il est très difficile de savoir combien d'enfants sont cachés dans les ateliers clandestins et chez des particuliers en tant qu'esclaves domestiques.
Souhaitons qu'à l'aube du troisième millénaire, l'opinion publique fasse suffisamment pression sur les gouvernements pour que nos enfants aient enfin une vie décente...
Le travail des enfants
Le travail des enfants dans le monde : Des textes donnant des exemples sur le travail des enfants en Afrique, Amérique, Asie, Europe et Océanie.
Les enfants soldats
Les enfants soldats : Un résumé sur cette forme d'exploitation des enfants, la plus grave qui puisse exister.
Les textes
La Convention Internationale des Droits de l'Enfant Texte complet de la C.I.D.E. que vous pouvez télécharger en .zip. Elle a été adoptée le 20 novembre 1989 par l'Assemblée Générale des Nations Unies et ratifiée par tous les pays du monde sauf les Etats-Unis et la Somalie.
Les sites
UNICEF
AMNESTY INTERNATIONAL
O.I.T. : Organisation Internationale du Travail
Organisation des Nations Unies s'occupant d'améliorer les conditions de travail dans le monde.
Un superbe livre-CD de Dominique Dimey pour les enfants à partir de 7 ans. Venez écouter un extrait ! : « C'EST LE DROIT DES ENFANTS ! »
Enfance maltraitée
>> Un numéro de téléphone gratuit pour les enfants maltraités :119 (France)
>> Rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé sur les châtiments corporels. (2002)
http://www5.who.int/violence_injury_prevention/download.cfm?id=0000000591
Travail des enfants
3 enfants parmi d'autres qui se sont sacrifiés pour faire avancer les Droits de l'Enfant.
La Convention Internationale des Droits de l'Enfant a été ratifiée par 191 pays. Pourtant, d'après l'O.I.T. (Organisation Internationale du Travail), 250 millions d'enfants âgés de 5 à 14 ans travaillent dans le monde. Ce chiffre est un minimum car il est très difficile de savoir combien d'enfants sont cachés dans les ateliers clandestins et chez des particuliers en tant qu'esclaves domestiques.
Souhaitons qu'à l'aube du troisième millénaire, l'opinion publique fasse suffisamment pression sur les gouvernements pour que nos enfants aient enfin une vie décente...
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Le travail des enfants dans le monde : Des textes donnant des exemples sur le travail des enfants en Afrique, Amérique, Asie, Europe et Océanie.
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Les enfants soldats : Un résumé sur cette forme d'exploitation des enfants, la plus grave qui puisse exister.
Les textes
La Convention Internationale des Droits de l'Enfant Texte complet de la C.I.D.E. que vous pouvez télécharger en .zip. Elle a été adoptée le 20 novembre 1989 par l'Assemblée Générale des Nations Unies et ratifiée par tous les pays du monde sauf les Etats-Unis et la Somalie.
Les sites
UNICEF
AMNESTY INTERNATIONAL
O.I.T. : Organisation Internationale du Travail
Organisation des Nations Unies s'occupant d'améliorer les conditions de travail dans le monde.
Un superbe livre-CD de Dominique Dimey pour les enfants à partir de 7 ans. Venez écouter un extrait ! : « C'EST LE DROIT DES ENFANTS ! »
Enfance maltraitée
>> Un numéro de téléphone gratuit pour les enfants maltraités :119 (France)
>> Rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé sur les châtiments corporels. (2002)
http://www5.who.int/violence_injury_prevention/download.cfm?id=0000000591
Travail des enfants
Situation des enfants au travail dans le monde : L’Afrique continent le plus touché
Les enfants africains sont les plus nombreux à travailler de par le monde. On retrouve aussi le Continent en tête des lieux où les plus jeunes subissent les pires formes de travail. L’Organisation internationale du travail souhaite que des gouvernements prennent des mesures pour améliorer ces statistiques alarmantes.
Un enfant sur six est employé à des travaux nuisibles à sa santé mentale comme physique, et à son développement émotionnel. Sur trois enfants africains, deux travaillent. Ces éléments de statistiques ainsi que les chiffres que livre la spécialiste régionale sur le travail des enfants, Mme Vera Perdigao, pour camper la situation des enfants dans le monde sont tout aussi alarmants. Ils sont 246 millions enfants à être au travail en Afrique. Parmi eux, les 73 millions ont moins de 10 ans.
Et « aucun pays n’est à l’abri », lance-t-elle. Elle précise qu’il y a 2,5 millions d’enfants qui travaillent dans les économies développées, et encore 2,5 millions dans les économies en transition. Cinq millions dans des secteurs très actifs et porteurs de devises. Ils sont exposés et en permanence en danger. D’ailleurs, à en croire le document de l’Oit faisant le point sur le travail des enfants en Afrique, chaque année, 22 mille enfants meurent dans des accidents liés au travail.
Par ailleurs, « le plus grand nombre d’enfants qui travaillent (127 millions), âgés de 14 ans et moins sont dans la région Asie-Pacifique. (Mais) l’Afrique subsaharienne a la plus grosse proportion d’enfants qui travaillent : près d’un tiers des enfants âgés de 14 ans et moins (48 millions d’enfants) », souligne Mme Perdigao. Les enfants s’activent d’habitude dans « le secteur informel, sans protection légale ou réglementaire ». La grande majorité des enfants sont dans le secteur de l’agriculture, « où ils peuvent être exposés à des produits chimiques et à du matériel dangereux », spécifie l’experte. Les statistiques de l’Oit révèlent que 70% des enfants qui travaillent sont dans l’agriculture, la chasse et la pêche commerciale ou la foresterie. 8% dans le secteur manufacturier, 8% aussi dans le commerce de gros et de détail, la restauration et l’hôtellerie, 7% dans les services communautaires, sociaux et personnels, comme le travail domestique.
Il y a aussi ceux qui sont appelés des enfants des rues. Ils colportent des marchandises ou accomplissent de petites courses pour gagner leur vie. Dans presque tous les domaines d’activité de la vie, « certains sont des travailleurs domestiques, des prostitués, ou des travailleurs en usine ». Le tableau de la situation de ces enfants incite à une conclusion qui désole Mme Perdigao : « Tous sont des enfants qui n’ont pas la chance d’avoir une véritable enfance, une éducation, ou une vie meilleure. » Ils sont ainsi privés de leurs droits du fait de la pauvreté. Il leur faut donc travailler dur pour venir en aide à la famille. Les enfants se retrouvent ainsi très tôt soutiens de famille. Ils « travaillent parce que leur survie et celle de leur famille en dépendent », témoigne Mme Perdigao. Encore à ce jour, le travail des enfants persiste même si des lois et règlements ont été votés, des conventions signées pour y mettre fin.
Cependant « si l’élimination complète du travail des enfants est un objectif à long terme dans beaucoup de pays, il faut néanmoins s’attaquer immédiatement à certaines formes de travail des enfants », pense Mme Perdigao. D’ailleurs, une étude de l’Oit a montré pour la première fois que les avantages économiques de l’élimination du travail des enfants seraient près de sept fois plus importants que les coûts.
Aujourd’hui, le travail de l’Oit se fixe à plusieurs niveaux dans la prise en charge de ces enfants. Sur la base des principales conventions de l’Oit relatives au travail des enfants et de l’expérience pratique acquise en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud et en Amérique centrale, l’Oit préconise une stratégie à deux volets, déployée par la spécialiste régionale sur le travail des enfants. Il s’agit de retirer tous les enfants âgés de moins de 18 ans des pires formes de travail domestique, surtout ceux qui n’ont pas atteint l’âge minimum pour travailler et s’assurer que les adolescents travaillent dans des conditions décentes. Le travail de l’Oit va ainsi se focaliser principalement dans la recherche et la sensibilisation, la prévention, le retrait des enfants et leur protection.
Un enfant sur six est employé à des travaux nuisibles à sa santé mentale comme physique, et à son développement émotionnel. Sur trois enfants africains, deux travaillent. Ces éléments de statistiques ainsi que les chiffres que livre la spécialiste régionale sur le travail des enfants, Mme Vera Perdigao, pour camper la situation des enfants dans le monde sont tout aussi alarmants. Ils sont 246 millions enfants à être au travail en Afrique. Parmi eux, les 73 millions ont moins de 10 ans.
Et « aucun pays n’est à l’abri », lance-t-elle. Elle précise qu’il y a 2,5 millions d’enfants qui travaillent dans les économies développées, et encore 2,5 millions dans les économies en transition. Cinq millions dans des secteurs très actifs et porteurs de devises. Ils sont exposés et en permanence en danger. D’ailleurs, à en croire le document de l’Oit faisant le point sur le travail des enfants en Afrique, chaque année, 22 mille enfants meurent dans des accidents liés au travail.
Par ailleurs, « le plus grand nombre d’enfants qui travaillent (127 millions), âgés de 14 ans et moins sont dans la région Asie-Pacifique. (Mais) l’Afrique subsaharienne a la plus grosse proportion d’enfants qui travaillent : près d’un tiers des enfants âgés de 14 ans et moins (48 millions d’enfants) », souligne Mme Perdigao. Les enfants s’activent d’habitude dans « le secteur informel, sans protection légale ou réglementaire ». La grande majorité des enfants sont dans le secteur de l’agriculture, « où ils peuvent être exposés à des produits chimiques et à du matériel dangereux », spécifie l’experte. Les statistiques de l’Oit révèlent que 70% des enfants qui travaillent sont dans l’agriculture, la chasse et la pêche commerciale ou la foresterie. 8% dans le secteur manufacturier, 8% aussi dans le commerce de gros et de détail, la restauration et l’hôtellerie, 7% dans les services communautaires, sociaux et personnels, comme le travail domestique.
Il y a aussi ceux qui sont appelés des enfants des rues. Ils colportent des marchandises ou accomplissent de petites courses pour gagner leur vie. Dans presque tous les domaines d’activité de la vie, « certains sont des travailleurs domestiques, des prostitués, ou des travailleurs en usine ». Le tableau de la situation de ces enfants incite à une conclusion qui désole Mme Perdigao : « Tous sont des enfants qui n’ont pas la chance d’avoir une véritable enfance, une éducation, ou une vie meilleure. » Ils sont ainsi privés de leurs droits du fait de la pauvreté. Il leur faut donc travailler dur pour venir en aide à la famille. Les enfants se retrouvent ainsi très tôt soutiens de famille. Ils « travaillent parce que leur survie et celle de leur famille en dépendent », témoigne Mme Perdigao. Encore à ce jour, le travail des enfants persiste même si des lois et règlements ont été votés, des conventions signées pour y mettre fin.
Cependant « si l’élimination complète du travail des enfants est un objectif à long terme dans beaucoup de pays, il faut néanmoins s’attaquer immédiatement à certaines formes de travail des enfants », pense Mme Perdigao. D’ailleurs, une étude de l’Oit a montré pour la première fois que les avantages économiques de l’élimination du travail des enfants seraient près de sept fois plus importants que les coûts.
Aujourd’hui, le travail de l’Oit se fixe à plusieurs niveaux dans la prise en charge de ces enfants. Sur la base des principales conventions de l’Oit relatives au travail des enfants et de l’expérience pratique acquise en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud et en Amérique centrale, l’Oit préconise une stratégie à deux volets, déployée par la spécialiste régionale sur le travail des enfants. Il s’agit de retirer tous les enfants âgés de moins de 18 ans des pires formes de travail domestique, surtout ceux qui n’ont pas atteint l’âge minimum pour travailler et s’assurer que les adolescents travaillent dans des conditions décentes. Le travail de l’Oit va ainsi se focaliser principalement dans la recherche et la sensibilisation, la prévention, le retrait des enfants et leur protection.
D'après un théologien
Que penser du travail des enfants en Afrique noire ?
Question
Quelle appréciation théologique et éthique faites-vous du travail des enfants en Afrique noire, en restant, bien sûr, dans le contexte africain ? Merci de votre aide.
Réponse
Pendant sept ans, j'ai vécu et travaillé comme pasteur dans un pays d'Afrique
centrale. La diversité de ce que j'y ai découvert m'empêche de répondre de manière
simple à votre question.
J'y ai rencontré une minorité d'enfants de familles aisées qu'un chauffeur conduisait
tous les matins dans une école privée ; ces enfants ont ensuite pu suivre une
formation universitaire soit dans leur pays, soit dans un autre pays.
J'y ai rencontré des enfants des rues, vivant de mendicité ; certains parce
que leurs parents les y contraignaient, d'autres parce qu'ils avaient fui un
encadrement structuré, d'autres enfin parce que c'étaient pour eux la seule
manière de survivre.
J'y ai rencontré aussi des enfants associés aux tâches familiales, en fonction
des forces et compétences de leur âge (puiser l'eau, surveiller le bétail).
En tant que père de famille, j'estime juste que des enfants soient ainsi associés
à des tâches familiales, pour autant qu'ils puissent suivre une scolarité dans de
bonnes conditions et garder du temps pour des jeux.
Diversités des situations où des enfants "travaillent".
Je suis conscient que les médias, l'UNICEF (voir le site www.unicef.org) ou
d'autres organismes (tapez "droits des enfants" sur un moteur de recherche internet,
et des pistes s'ouvriront) doivent trop souvent alerter l'opinion publique,
ainsi que les responsables politiques et économiques à propos d'abus commis à l'égard
d'enfants : obligation de travailler dans des conditions d'esclavage, exploitation
de toutes sortes y compris sexuelles, recrutement forcé dans des milices armées
pour participer à des combats.
Face à de tels abus, j'attends des Eglises qu'elles s'engagent à proclamer et
à respecter la dignité des enfants, au sein de leurs diverses communautés, comme
dans la société où elles vivent.
Dans toute la tradition biblique, l'attitude que l'on adopte à l'égard des personnes
les plus fragiles révèle notre manière de prendre Dieu au sérieux.
Chaque fois que des abus sont commis à l'égard de tout être humain, quel que
soit son âge et son origine, c'est le Seigneur lui-même qui se sent méprisé
et rejeté (cf. Matthieu 25,31-46).
Il importe que des Eglises du Nord et du Sud s'informent les unes les autres
à propos des situations de détresse qu'elles affrontent et de leur manière d'y
inscrire des gestes de résistance et d'espérance.
Puisque les puissances économiques mondiales s'allient pour augmenter leur profit
au détriment des plus fragiles, il importe de "mondialiser" aussi nos capacités
d'indignation, de résistance et d'imagination, afin que nos enfants puissent
grandir dans le respect et dans la confiance.
Question
Quelle appréciation théologique et éthique faites-vous du travail des enfants en Afrique noire, en restant, bien sûr, dans le contexte africain ? Merci de votre aide.
Réponse
Pendant sept ans, j'ai vécu et travaillé comme pasteur dans un pays d'Afrique
centrale. La diversité de ce que j'y ai découvert m'empêche de répondre de manière
simple à votre question.
J'y ai rencontré une minorité d'enfants de familles aisées qu'un chauffeur conduisait
tous les matins dans une école privée ; ces enfants ont ensuite pu suivre une
formation universitaire soit dans leur pays, soit dans un autre pays.
J'y ai rencontré des enfants des rues, vivant de mendicité ; certains parce
que leurs parents les y contraignaient, d'autres parce qu'ils avaient fui un
encadrement structuré, d'autres enfin parce que c'étaient pour eux la seule
manière de survivre.
J'y ai rencontré aussi des enfants associés aux tâches familiales, en fonction
des forces et compétences de leur âge (puiser l'eau, surveiller le bétail).
En tant que père de famille, j'estime juste que des enfants soient ainsi associés
à des tâches familiales, pour autant qu'ils puissent suivre une scolarité dans de
bonnes conditions et garder du temps pour des jeux.
Diversités des situations où des enfants "travaillent".
Je suis conscient que les médias, l'UNICEF (voir le site www.unicef.org) ou
d'autres organismes (tapez "droits des enfants" sur un moteur de recherche internet,
et des pistes s'ouvriront) doivent trop souvent alerter l'opinion publique,
ainsi que les responsables politiques et économiques à propos d'abus commis à l'égard
d'enfants : obligation de travailler dans des conditions d'esclavage, exploitation
de toutes sortes y compris sexuelles, recrutement forcé dans des milices armées
pour participer à des combats.
Face à de tels abus, j'attends des Eglises qu'elles s'engagent à proclamer et
à respecter la dignité des enfants, au sein de leurs diverses communautés, comme
dans la société où elles vivent.
Dans toute la tradition biblique, l'attitude que l'on adopte à l'égard des personnes
les plus fragiles révèle notre manière de prendre Dieu au sérieux.
Chaque fois que des abus sont commis à l'égard de tout être humain, quel que
soit son âge et son origine, c'est le Seigneur lui-même qui se sent méprisé
et rejeté (cf. Matthieu 25,31-46).
Il importe que des Eglises du Nord et du Sud s'informent les unes les autres
à propos des situations de détresse qu'elles affrontent et de leur manière d'y
inscrire des gestes de résistance et d'espérance.
Puisque les puissances économiques mondiales s'allient pour augmenter leur profit
au détriment des plus fragiles, il importe de "mondialiser" aussi nos capacités
d'indignation, de résistance et d'imagination, afin que nos enfants puissent
grandir dans le respect et dans la confiance.
Sur le continent africain

Le travail des enfants dans les plantations cacaoyères ivoiriennes
Enfant travaillant dans une plantation de cacaoyer (photo DR).Comme dans tous les pays producteurs, l’usage du travail des enfants dans les plantations cacaoyères ivoiriennes est avéré. La Côte d’Ivoire est le premier pays producteur de cacao au monde et le premier pays à profiter de l’exploitation du travail des enfants.
Récemment un trafic d’enfants des pays voisins de la frontière Nord (Mali et Burkina-Faso) vers la Côte d’Ivoire et les zones de production cacaoyère notamment a été découvert. L’usage dans un cadre familial du travail des enfants dans les plantations cacaoyères, soit directement par les propriétaires d’exploitation, soit par des exploitants agricoles allogènes ou immigrés à qui des exploitations ont été cédées par des contrats de cession de type « abugnan » ou « abusuan », existe depuis longtemps et semble malheureusement être parfaitement admis et toléré.
Actuellement, on ignore encore le nombre d’enfants qui travaillent dans les plantations ivoiriennes de cacao, leur itinéraire, leur mode de recrutement, leurs conditions d’arrivée en Côte d’Ivoire lorsqu’il s’agit d’enfants de nationalité étrangère, la nature des liens qui les unissent à leurs employeurs, leur mode de rémunération, les conditions dans lesquelles ils travaillent dans ces plantations, etc. Il existe certes des études sur le trafic et l’exploitation des enfants en Côte d’Ivoire, mais aucune d’entre-elles ne traite de la question spécifique du travail des enfants dans les plantations cacaoyères.
Une étude récente sur la situation des enfants en Côte d’Ivoire aboutit (en ce qui concerne le travail des enfants dans le secteur agricole) au double constat de l’existence du phénomène et de l’efficacité de certaines mesures mises en place par le Gouvernement pour y faire face. Les données recueillies indiquent un accroissement du taux d’activité avec l’âge. Les enfants de moins de 6 ans ne sont pratiquement pas impliqués dans les activités sur l’exploitation : 97,2% d’entre eux n’ont aucune occupation liée à la production. La participation des enfants de 6 à 9 ans est beaucoup plus significative puisqu’ils sont 33,6% à travailler. Ce taux monte à 64% pour la tranche 10-14 ans et à 79,1% pour la tranche 15-17 ans.
Les enfants participent aux activités de nettoyage des terres, aux traitements phytosanitaires et à l’écabossage selon la région.
Le travail des enfants dans le monde

Travail des Enfants
Le travail des enfants dans le monde
Aujourd’hui, près de 250 millions d’enfants travaillent dans le monde, dont plus de 150 millions dans des conditions dangereuses. Par ailleurs, chaque année, plus d’1 million de ces enfants seraient victimes de la traite d’êtres humains.
Définition du travail des enfants
Le travail des enfants fait référence à tout travail ou activité qui les prive de leur enfance. En effet, ce sont des activités qui portent préjudice à la santé physique et mentale des enfants et qui entravent leur bon développement.
Le travail des enfants comprend:
• Le travail des enfants avant l’âge minimum légal : L’âge minimum légal de base auquel les enfants sont autorisés à travailler est 15 ans (14 ans dans les pays en développement). Pour les travaux légers (quelques heures uniquement et occasionnellement) la limite est fixée à 13-15 ans (12-14 ans dans les pays en développement). Enfin, pour les travaux dangereux, la limite est repoussée à 18 ans (16 ans sous certaines conditions dans les pays en développement).
• Les pires formes de travail des enfants : Il s’agit de toutes les formes d’esclavage ou les pratiques similaires telles que le travail forcé, la traite, la servitude pour dettes, le servage. Il s’agit également des activités illicites et/ou susceptibles de nuire à la sécurité, à la santé et à la moralité des enfants, telles que la prostitution, la pornographie, le recrutement forcé ou obligatoire pour les conflits armés, le trafic de stupéfiant, etc.
• Le travail dangereux : Il s’agit de tâches ménagères effectuées pendant de longues heures dans un milieu malsain, dans des lieux dangereux et nécessitant l’utilisation d’outils et de matériaux dangereux ou obligeant l’enfant à porter des objets trop lourds.
Certaines activités ne sont pas considérées comme du travail ou de l’exploitation. Les activités qui consistent simplement à aider les parents dans l’accomplissement des tâches familiales quotidiennes, auxquelles les enfants peuvent consacrer quelques heures par semaine et qui leur permettent de gagner un peu d’argent de poche, ne sont pas considérées comme de l’exploitation infantile, car elle ne contreviennent pas à leur bien être.
Les effets négatifs du travail des enfants
La difficulté des tâches et les conditions pénibles de travail engendrent de nombreux problèmes tels que le vieillissement précoce, la malnutrition, la dépression, la dépendance aux drogues, etc.
Ces enfants, issus de milieux défavorisés, de groupes minoritaires, ou enlevés de leur famille, ne bénéficient d’aucune protection. Les employeurs font le nécessaire pour les rendre complètement invisibles et de pouvoir ainsi disposer d’un contrôle absolu sur eux. Ces enfants travaillent dans des conditions avilissantes, bafouant tous les principes et droits fondamentaux reposant sur la nature humaine.
Par ailleurs, un enfant qui travaille ne pourra pas suivre une scolarité normale et sera voué à devenir un adulte analphabète n’ayant aucune possibilité d’évoluer dans sa vie professionnelle et sociale.
Dans certains cas, le travail des enfants nuit aussi à leur dignité et à leur moralité, notamment lorsqu’il s’agit d’activités à des fins sexuelles, telles que la prostitution et la pornographie infantiles.
De surcroît, un enfant qui travaille sera davantage exposé à la maltraitance. Ces enfants sont très souvent victimes de violences physiques, mentales, et sexuelles.
État des lieux du travail des enfants dans le monde
L’exploitation infantile existe sur tous les continents et prend des formes différentes selon les traditions et les cultures.
• En Asie du Sud-est et dans le Pacifique, les fillettes sont vendues pour alimenter des réseaux de prostitution ou pour travailler comme employées de maison. De nombreux enfants sont également vendus pour travailler dans les usines de textile afin d’éponger les dettes familiales.
• En Afrique, les parents vendent leur enfants, souvent contre du bétail (généralement, l’enfant sera vendu pour un bœuf). Ces enfants seront exploités dans les plantations, les mines ou deviendront des travailleurs domestiques.
• En Amérique du Nord et en Amérique Latine, les enfants sont victimes de la prostitution pour répondre à l’appétit pervers des touristes, et sont de plus en plus exploités par les trafiquants de drogue.
• En Europe, des enfants sont enlevés, servant de main d’œuvre bon marché ou approvisionnant les réseaux de prostitution qui prolifèrent en Europe de l’Est.
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[Hide]
Lutte contre le travail forcé des enfants au Mali

lutte contre le travail forcé des enfants au Mali
Les pouvoirs publics, la société civile et les collectivités locales de notre pays s'investissent depuis plusieurs années dans la lutte contre le travail des enfants.
C'est ainsi que depuis 1998, un programme national de lutte contre le travail des enfants a été lancé pour soutenir la lutte contre le fléau. Afin d'optimiser le combat contre ce phénomène avilissant, une Cellule nationale de lutte contre le travail des enfants (CNLTE) vient d'être créée par le ministère de la Fonction publique, de la Réforme de l'État et des Relations avec les Institutions. La cérémonie solennelle de lancement de cette structure s'est déroulée mercredi à l'hôtel Nord-sud sous la présidence de Maharafa Traoré, le secrétaire général du ministère de tutelle, en marge d'un séminaire sur le travail des mineurs. C'était en présence du représentant du Bureau international du travail (BIT), Michel Grégoire, du secrétaire général de l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), Siaka Diakité, de représentants de la société civile, d'Ong et de partenaires oeuvrant dans le domaine.
Si pendant longtemps dans nombre de sociétés traditionnelles en Afrique au sud du Sahara, l'assistance aux parents dans les travaux domestiques ou champêtres a été perçue comme une activité normale s'inscrivant dans une logique sociale et culturelle, aujourd'hui le travail des enfants est une atteinte au droit de l'enfant et à son épanouissement. Selon les experts est appelé travail des enfants toute forme de charge dont l'accomplissement dépasse les forces physiques de l'enfant. Toutefois, les travaux champêtres et domestiques peuvent être tolérés à condition que l'enfant soit en mesure de les accomplir sans préjudice pour son aspect physique et moral. La question sera au coeur des travaux de ce séminaire auquel participent pendants deux jours des experts venus de l'ensemble du pays.
L'éradication des pires formes de travail des enfants dans tous les secteurs de notre économie nationale est le principal objectif de la CNLTE. La cellule va assurer la coordination, le suivi-évaluation de tous les projets et programmes de lutte contre le travail des enfants dans notre pays. "La CNLTE a une mission nationale. Elle doit sa création à cette dynamique nationale", a expliqué son coordinateur, Boucary Togo, qui a plaidé pour une collaboration très étroite entre tous les acteurs concernés. Le représentant du BIT a, lui, énuméré les préalables nécessaires à la réalisation des objectifs assignés à la cellule nationale de lutte contre le travail des enfants. Il s'agit de la mobilisation et de la participation de l'ensemble des acteurs et des divers partenaires sociaux au plan national, du renforcement du travail en réseau, de la coordination entre les acteurs clés aux niveaux local et national, et de la mise en oeuvre de programmes multidisciplinaires. Ceci permettra de prévenir le travail des enfants, d'offrir des opportunités de rechange aux enfants victimes de pires formes de travail, à leurs parents, aux employeurs et à l'ensemble de la communauté.
Le secrétaire général a réitéré l'engagement des pouvoirs publics à renforcer la lutte contre le travail des enfants. "En mettant en place une politique nationale et en ratifiant la convention 182 de l'Organisation internationale du travail concernant les pires formes du travail des enfants, notre pays a fait preuve d'une volonté remarquable de lutter contre ce fléau. La création de la CNLTE procède de la volonté de notre pays d'enclencher un processus d'appropriation nationale des acquis, gage d'une pérennisation des actions de lutte contre le travail des enfants au Mali", a précisé Maharafa Traoré. La CNLTE, a-t-il ajouté, permettra d'améliorer l'environnement juridique et institutionnel en vue de lutter plus efficacement contre les pires formes d'avilissement des enfants.
Posted by leonard at 6:37 AM 0 comments
Vers la fin du travail des enfants ?
Aujourd'hui, 217 millions d'enfants travaillent encore dans le monde. Un chiffre effrayant, certes, mais encourageant, car il a baissé de 11 % entre 2000 et 2004, selon le dernier rapport de l'Organisation internationale du travail OIT 2. La lutte contre le travail des enfants, rappelée à tous lors de la Journée mondiale de l'enfance le 20 novembre 3, était jusque-là considérée comme perdue. Comment la situation s'est-elle retournée ?
Isabelle Daugareilh : Des initiatives internationales ont bien été prises au cours des dernières décennies, comme la Convention n° 138, adoptée par l'OIT en 1973, sur l'âge minimum d'admission à l'emploi (quinze ans ou dix-huit ans pour un travail dangereux) ou la Convention internationale des droits de l'enfant de l'Organisation des Nations unies (ONU) en 1989. Mais à la fin des années quatre-vingt-dix, force a été de constater que parmi les enfants au travail, 170 millions l'étaient dans les pires conditions. L'opinion publique s'est donc mobilisée par diverses campagnes, comme la Marche mondiale contre le travail des enfants, le boycott de tapis fabriqués par des enfants pakistanais… À son tour, l'OIT a réagi,
en incluant l'abolition effective du travail des enfants à la Déclaration sur les principes et droits fondamentaux de l'homme au travail de 1998. Dans la foulée, elle fait des pires formes du travail des enfants (esclavage, travail forcé, recrutement dans les guerres, à des fins de prostitution, etc.) sa priorité : la Convention n° 182 est adoptée à l'unanimité en 1999.
Comment cette déclaration, de l'ordre de la recommandation, a-t-elle pu avoir un impact ?
I.D. : Non seulement la Déclaration de 1998 a eu un impact, mais elle a aussi renforcé le poids des conventions qu'elle mentionne. Comme la nature juridique d'une déclaration n'est pas contraignante, celle-ci compense par un mécanisme de suivi original : chaque État membre est tenu de présenter un rapport annuel sur les mesures prises pour mettre en œuvre les quatre droits fondamentaux de l'homme au travail que sont la liberté d'association et la reconnaissance effective du droit de négociation collective, l'élimination de toute forme de travail forcé ou obligatoire, l'élimination de la discrimination en matière d'emploi et de profession ainsi que l'abolition effective du travail des enfants. Les États membres sont ainsi engagés, qu'ils aient ou non ratifié les conventions dites « fondamentales » qui s'y rapportent. En effet, une convention n'a normalement de force contraignante que si elle a été ratifiée. Dans les faits, la plupart des États ont joué le jeu. On a ensuite pu noter un mouvement de ratification des conventions citées dans la Déclaration de 1998. Enfin, deux ans après son adoption, la Déclaration devient le texte de référence pour les autres instances internationales, comme le Fonds monétaire international (FMI) ou la Banque mondiale…
Cette déclaration fait de l'OIT l'une des rares structures internationales efficaces ?
I.D. : Oui mais pas seulement, les moyens y sont pour beaucoup. Dix-neuf pays donateurs (dont la France) sont investis depuis 1992 dans le Programme international pour l'abolition du travail des enfants (Ipec) de l'OIT. Qu'il s'agisse de soustraire les enfants à la décharge de La Chureca au Nicaragua, aux petites exploitations minières d'Ukraine, ou à la métallurgie turque, ces programmes aident à mettre en œuvre des actions concrètes et à transformer les législations nationales. L'OIT adapte ainsi son expertise technique à 90 pays bénéficiaires. Sa souplesse va jusqu'à transposer la définition du travail des enfants aux particularités locales.
Le droit est une étape nécessaire à l'abolition du travail des enfants, mais très insuffisante au regard de la pauvreté ?
I.D. : Oui, car le phénomène est complexe. Il est mondial et connecté à de nombreux autres problèmes : pauvreté, éducation et formation, emploi, culture, religion… La lutte contre le travail des enfants a ainsi été freinée en Afrique subsaharienne (26 % d'enfants y travaillent) par une forte croissance démographique, une grande misère économique et une épidémie de Sida. L'expérience montre que rien n'est jamais définitivement acquis, notamment lorsque des catastrophes naturelles, des conflits ou encore des chocs économiques forcent les familles à revenir à leur ancienne stratégie de survie. Ce sont autant de leçons que l'OIT agrège à ses travaux de recherche. Ils montrent notamment que le travail des enfants est à la fois la conséquence de la pauvreté et qu'il la perpétue en retour. S'il y a plus de cent cinquante ans qu'un avenir sans travail des enfants est à l'ordre du jour dans une partie ou l'autre du monde, il reste « une de ces batailles sans fin qui se perdent quand on arrête le combat 4 ».
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